noga | Patrick Bebey

Présentation

Le duo

Noga, c’est la femme mûre, bien dans sa tête et dans sa peau. Mieux que belle : elle a apprivoisé son corps et la vie, pour en profiter de façon consciente. Forte et fragile. Sûre de rien, mais décidée à oser la joie malgré tout, elle avance et invite à avancer, d’une voix dont elle a fait sa signature. Patrick Bebey, c’est l’homme qui assume la femme épanouie. A ses côtés comme un compagnon de route, pas menacé par son évolution. Ils forment un duo nourri par l’expérience, tressant l’intime et l’universel, dans une complicité évidente qui touche l’humanité en chacun.

Le tout fait plus que la somme des parties ! Ensemble, Noga et Patrick creusent la matière artistique, dans un télescopage d’influences, entre formation classique, jazz, racines africaines et tradition juive. Les éléments contrastés s’emboîtent pour former un dessin affirmé et cohérent, que porte une musique aux accents world et jazzy, mais pas que. Le français rebondit sur des langues aux sonorités voyageuses et s’aventure côté improvisation, pour embarquer dans un univers au souffle transformateur. Un propos qui dépasse l’âge, la couleur et le genre, pour tout simplement faire sens.

L’album « Laisser partir »

Tout natuellement, Noga confie la réalisation de l’album à Patrick Bebey.  Sur les compositions de Noga, il imprime la magie de son vocabulaire, virtuose et accessible, héritier de son père Francis Bebey « … un génie… visionnaire panoramique… » (Les Inrocks) avec lequel il a collaboré jusqu’à sa mort. Il apporte le feeling africain enraciné, le swing solaire et une décontraction pleine de tendresse, avec des illuminations qui embarquent la chanson hors de ses modes.

Portée par les mélodies et les arrangements très fins, l’écriture ne laisse pas indifférent, exploration de l’intime qui touche à l’universel. L’histoire personnelle s’ouvre, dans une rêverie qui permet à l’autre d’entrer en résonnance. Il y a comme une nostalgie de l’enfance et beaucoup de petites questions sur le grand monde… Mais toujours le regard reste bienveillant, avec une infinie compassion, même – et surtout ? -  pour celui qui blesse. Il s’agit bien d’amour et d’humanité, de notre humanité.

Sortie France : janvier 2016, Inouïe Disribution | Sortie Suisse : mars 2016, distrib. Willy Lugeon.

Le spectacle, en duo ou en trio avec Olivier Koundouno

Le duo piano-voix, avec sanza et autres surprises, alterne les rôles. Elle avec une présence solaire et généreuse, une voix enveloppante, une interprétation où l’on sent la liberté maîtrisée de l’improvisation. Lui plus flegmatique, souvent joueur, partenaire imperturbable aux élans lumineux. Leur complicité évidente et bien réelle vient toucher cette part de chacun qui peut s’émouvoir encore de choses simples, délicates et sensibles.  Vient les rejoindre sur la route, au violoncelle, Olivier Koundouno (Emily Loizeau, Dick Annegarn…), qui intervient  aussi sur l’album. Il apporte l’élégance naturelle et la modernité d’un jeu qui sait apprivoiser son instrument pour le réinventer et créer différentes ambiances, inspirées, surprenantes, saisissantes. La touche lumière, un brin surréaliste, de Kamel Bouchakour finalise la griffe esthétique d’un ensemble qui sort du commun.

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« Laisser partir, accepter ce qui est…
et faire de la musique pour rendre tout cela plus supportable ! »
Noga